mercredi 10 mars 2010

La culture chaqueña

On associe souvent la Bolivie avec les lamas, la flûte de pan et les hautes altitudes. Pourtant elle ne se réduit pas à ça, et dans les plaines basses de l'Est du pays vivent des peuples aux cultures aussi variées qu'éloignées de celles de l'Altiplano.

A Villamontes, les Chaqueños (habitants du Chaco) raffolent de la chacarera, cette musique enjouée aux allures de country mêlant violon, guitare et souvent accordéon, dont les paroles font l'apologie de la région. On l'entend dans les truffis (taxis collectifs) et lors de fêtes locales. Il existe aussi la danse du même nom, qui se danse en couple, la femme avec force jupons qu'elle fait voler autour d'elle et l'homme faisant des claquettes avec ses bottes de cuir. De ce que j'en ai vu, l'artisanat chaqueño est surtout constitué d'objets en bois (violons, guitares, matés) et en cuir (chapeaux, jambières, selles et filets pour monter à cheval, sacs).

dimanche 7 mars 2010

Voyage à l'Isoso en mars

Ce mois-ci, nous avons voyagé à l'Isoso, Christine, Sara et moi. C'était sympa de faire une petite virée toutes les trois! L'occasion de se réunir avec les responsables de la CIMCI pour discuter des activités prévues dans l'année, puis aller voir les différents groupes pour faire leur suivi.
Nous avons donc commencé par une réunion à La Brecha, siège de la CIMCI et d'un groupe shampooing. Puis Sara et Christine sont parties faire un suivi dans le groupe shampooing de la communauté la plus éloignée, Cuarirenda, pendant que je faisais un suivi savon à Kapeatindi. Ensuite on s'est retrouvées pour aller voir le groupe cupesi à Ibasiriri, et le groupe savon de Yapiroa. Dans chacune de ces communautés, nous avons détaillé le programme de 2010, et posé des questions sur l'avancée des travaux.
A La Brecha, nous avons vu fonctionner la cocina malena (cuisine malène?) construite l'an dernier lors d'un partenariat Volens-GTZ. Il s'agit d'une cuisine très simple, construites dans des matériaux locaux aux dimensions des gamelles utilisées pour chauffer l'eau et cuire la nourriture. Elle est économe en bois, réhaussée et laisse échapper la fumée hors de la maison. Et en plus, les dames l'ont peinte en blanc pour faire plus joli. Ca change complètement la cuisine, qui était toute noire et moche avant, avec un feu dans un coin par terre.
En gros, on était plutôt satisfaites de ce voyage. Des choses avancent, des notions sont comprises et appliquées, les dames ont l'air contentes et intéressées.
Sur la route, nous avons croisé des petites bêtes bizarres: des criquets. J'ai eu tout le loisir de les étudier en attendant pendant 4 heures un éventuel moyen de transport à Kapeatindi après mon suivi savon (qui n'est jamais arrivé, ce sont les filles qui sont venues me chercher). Bizarres, ils le sont dans leur aspect brillant, sans ailes, avec leur gros abdomen allongé et leur antennes jaunes. Mais ils le sont surtout dans leur comportement, à marcher sur la route en file indienne, et à grimper à tout (jambes, poutres, arbres). Lents, peu craintifs, incapables de s'enfuir ni d'effectuer un saut correct sans se retrouver à l'envers, ils marchent au sol à la recherche de quelquechose sur laquelle grimper. Leur seule défense quand on les tourmente étant de lever les pattes arrières en signe de protestation, ils paraissent tout à fait inadaptés à cet environnement hostile qu'est le Chaco isoceño. Pourtant, à part dans l'école où on retrouve leurs cadavres par milliers, ils sont étrangement laissés tranquilles par les gens, les chiens et les poules. Toxiques??

mardi 16 février 2010

Carnaval de Oruro 2010

Reconnu "Oeuvre Majeure du Patrimoine Oral et Intangible de l'Humanité" par l'Unesco en 2001, le carnaval d'Oruro est le plus important de Bolivie. Pendant deux jours, plus de 10 000 danseurs et danseuses et 5000 musiciens, presque tous d'Oruro ou La Paz, défilent dans les rues de la ville sur un parcours de 5 km, depuis ce qui symbolise la sortie de la mine jusqu'à l'église où se trouve une peinture sacrée, la Virgen del Socavon (vierge du couloir minier).
C'est d'abord un moment de fête, où tout le monde s'affronte dans des batailles d'eau et de mousse, sous une cape de pluie ou à découvert, en face à face ou nournoisement dans le dos. Comme on reste assis des heures en plein soleil à regarder passer les troupes, on est très dépendants de ce que les petits vendeurs auront la gentillesse de bien vouloir nous proposer: barquettes de frites ou de poulet riz, sandwichs mayo, munitions de mousse et d'eau, parapluies, casquettes en papier, chewing gums, cigarettes... Et surtout, de la bière, de la bière et encore de la bière, jusqu'à plus soif et plus encore. L'élément indissociable du carnaval d'Oruro comme en témoignent les immenses affiches de Paceña (la bière de La Paz), les canettes gonflables géantes sur le toit des immeubles, et les nombreuses ombres qui errent en titubant avant de s'écrouler dans des endroits improbables. On boit tant et tant que les caniveaux se transforment peu à peu en rivières de pisse malodorante, et le dessous des gradins finit par ressembler à une décharge publique hautement radioactive où seuls quelques petits malins s'aventurent en quête d'un sac à main mal surveillé...
Mais le carnaval est surtout un moment de magie, un émerveillement des yeux devant ce défilé qui n'en finit jamais: les danses Diablada, Morenada, Negrita, Caporales, Inca, Toba etc. symbolisent l'histoire du pays et la lutte divine du bien contre le mal. Chargées de symboles difficile à déchiffrer pour les non initiés comme moi, les danses représentent les ancêtres Incas, l'arrivée des colons, les esclaves noirs envoyés dans les mines de Potosi, les peuples des plaines imaginés par ceux des Andes... Les costumes et les masques, qui pèsent parfois plusieurs dizaines de kilos, sont magnifiquement portés par des hommes et des femmes infatiguables de tous âges, et rivalisent de couleurs, de perles, de broderies et fioritures étincelantes. Il aura fallu des mois pour les confectionner en prévision de ces quelques jours, après quoi ils seront offerts à la Virgen en signe de vénération et exposés dans un musée, ou vendus pour se rembourser de leur coût (plusieurs centaines de dollars). J'ai posté sur youtube la vidéo d'une diablada... enflammée!! http://youtube.com/watch?v=i7A4IsRgVCA

jeudi 7 janvier 2010

Vacances de Noël

Article en cours de rédaction

Noël à Cochabamba, nouvel an a La Paz, et début d'année sur le lac Titicaca...