dimanche 20 décembre 2009

Après shampooing

Fin 2009, j'ai donné un cours d'après shampooing dans le groupe de San Antonio (APG Villamontes). La recette est simple, dommage que les ingrédients principaux soient achetés à Santa Cruz et qu'encore une fois, il n'y ait pas de valorisation de leurs productions agricoles. Mais je m'exécute avec joie car cette formation répond à une demande des femmes du groupe, et indirectement à une demande de leurs clients, alors ok.

J'essaie toujours de favoriser la participation des personnes, en expliquant chaque pas mais en demandant un volontaire parmis les présents. Dans l'ensemble, passée la timidité de se mettre en avant, les participants sont très contents de faire le travail eux-même et en redemandent. Puis les plus expérimentés enseignent aux autres... Bien sûr ça ne marche pas toujours si facilement, et dans certains groupes je note clairement un manque de confiance en eux qui les empêche de produire en mon absence. Manque de confiance, mais aussi calendrier agricole chargé et différentes autres activités prioritaires (politique, problèmes de terre, emplois temporaires). Mais bon certains groupes ont fait mieux que reproduire de schéma appris, ils ont enseigné à d'autres, se sont débrouillés pour trouver les matières premières, ont organisé un roulement entre eux. Ca, ça fait très plaisir!

Faune et flore de l'Isoso, nouvelles photos

Le Chaco est un écosystème très riche en plantes bizarres et en animaux grouillants. Dans l'Isoso, comme on sort de la route goudronnée pour se perdre dans ses profondeurs, l'observation des animaux et de la vie est assez aisée: j'ai vu au long de l'année des renards, des rongeurs, des oiseaux, des reptiles, des tas d'insectes et même un tatou. Vous verrez sur le diaporama que la photographie de tout ce petit monde vivant l'est beaucoup moins!!

samedi 31 octobre 2009

Un après midi à Pananti

L'autre jour (il y a 4 mois en fait), j'ai passé un après midi dans la communauté de Pananti, qui fait partie de l'APG Yacuiba. Il y a là bas un groupe qui fait un délicieux beurre de cacahouète (mantequilla de mani, celui que j'ai ramené en France en juillet), et qui a demandé un appui de la part de Volens.
Je décidai donc d'assister à la production, afin de voir où se situerait mon aide. La journée a été très belle et très sympa, la communauté est bien placée et le paysage est superbe, tout est calme, j'ai été très bien accueillie, bref une bonne journée. A la fin de la journée, jai déduit que leur problème vient du fait que chaque étape est manuelle, il manquent cruellement de mécanisation: pour peler les cacahouètes, pour toaster, pour mouliner (là, il leur faut un moulin adapté), bref pour tout.
Je dois donc trouver des organisations qui financent du petit matériel pour des groupes productifs, puis aider le groupe de Pananti à faire sa propre proposition. Grâce aux autres coopérants (merci Pierre pour la GTZ), j'ai une liste d'organismes, maintenant il ne reste plus qu'à trouver le temps de rédiger...
Les images qui parlent d'elles mêmes, à droite (diaporama).

San Salvador de Jujuy, Argentine

En août, je me suis rendue en Argentine dans le Jujuy, pour acheter des pots en verre. En effet j'ai trouvé les coordonnées d'une boutique sur Internet, la Casa de la Losa (maison de la vaisselle), qui vend des pots, flacons et bouteilles en verre en petites quantités et moins cher que la verrerie bolivienne de Cochabamba. Alors comme je n'habite pas loin de la frontière, hop! Et c'est parti pour une journée de bus.
La ville de San Salvador de Jujuy est jolie, avec des reliefs qui me changent de Villamontes. Et en haut d'une colline, un quartier playmobil avec plein de petites maisons colorées en brique, des petites voitures et des petits jardins. La promenade a été très agréable, d'autant plus que c'était ma première "sortie" des lieux de travail habituels.
Après avoir récupéré la marchandise et discuté avec le parton de la Casa, très gentil et conciliant, j'ai repris le bus en sens inverse pour arriver a la frontière au petit matin.
Tout n'aurait été que plaisir et bonne humeur si les douaniers côté Bolivie n'avaient pas décidé de me chercher des noises. Après m'avoir fait patienter des heures avec mes 20 kg de verre et menacé de me poser un sceau d'expulsion définitive parce que je ne respectais pas les lois du pays (en Bolivie depuis 6 mois avec le visa tourisme valide 3 mois, ça fait léger comme motif), ils m'ont finalement demandé 200 bolivianos que j'ai négocié à 100 bs (10 euros) parce que zut! eux non plus ne respectent pas les lois après tout.
Et après avoir bu un petit café réparateur chez Dominique, le coopérant qui habite à la frontière, je suis rentrée chez moi faire des essais de ketchup en gromellant que la prochaine fois je ne leur lacherai pas le moindre peso. Mais au moins, mes essais de ketchup ont réussi et j'ai des stocks pour les mois prochains!