<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852</id><updated>2011-09-02T08:46:28.054-04:00</updated><title type='text'>Capucine en Bolivie</title><subtitle type='html'>Amis et famille, bienvenue sur mon blog! Vous pourrez lire mes aventures avec les Guarani, découvrir des paysages boliviens peu connus et mieux comprendre en quoi consiste mon travail... Bon surf et n'hésitez pas à faire des commentaires!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-7825397226683623288</id><published>2010-11-26T11:10:00.000-04:00</published><updated>2010-12-05T14:28:01.220-04:00</updated><title type='text'>Dernier voyage à l'Isoso</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Déjà!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces deux années sont passées en courant! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Déjà l'heure de dire au revoir aux femmes, de donner les derniers conseils, et de faire avec elles un rapide bilan du programme. Avec Aude, ma fidèle équipière des rudes paysages isoceños, nous avons rendu visite aux groupes de La Brecha (shampooing), Aguaraigua (shampooing), Ibasiriri (cupesi), Yapiroa (savon) et Kapeatindi (savon). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après une petite phrase pour expliquer la suite des évènements, à savoir que nous partons mais que d'autres coopérants viendront prendre la relève à partir de mars 2011, nous avons demandé aux femmes de nous dire ce qu'elles retiennent de ces trois ans avec Volens: le positif, le négatif, leurs souhaits et leurs remarques pour le prochain programme. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans certains groupes, on a noté une difficulté à tirer des conclusions et formuler des critiques. Résumer presque trois ans en cinq minutes n'a rien d'un exercice facile quand on n'y est pas habitué. D'autres groupes se sont montrés plus loquaces, et finalement quelques conclusions générales ont pu se dessiner:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- les formations et leurs suivis réguliers doivent absolument continuer et se renforcer, car seul le temps et la répétition permet leur assimilation à long terme; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- pour pallier aux problèmes dus à la rotation excessive des personnes aux postes à responsabilités, il est préférable de former tout le groupe directement dans la communauté plutôt que quelques promotrices (dans le cas du renforcement organisationnel et comptable). Ainsi lorsque la comptable quitte son poste, une autre peut la remplacer plus facilement, plus besoin de recommencer toute la formation depuis le début;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- les groupes commencent à se sentir comme tels: les résultats positifs mentionnés ont tous porté sur la transmission de savoir des "anciennes" aux "nouvelles", sur la formation de leaders et l'utilisation d'outils de suivi de l'activité du groupe (registres comptables, livres d'actes). Les membres pressentent l'importance de leur rôle de contrôle social et veulent apprendre à exiger des comptes de leurs élues. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;A la fin de ces réunions, nous avons passé sur l'ordinateur d'Aude le film réalisé par Marcelo Perez, un argentin venu filmer le travail de Volens dans l'Isoso sur les trois années. Puis nous avons quitté toutes ces petites dames, le coeur un peu serré de tourner la page de deux ans si riches en expériences et si intéressants humainement. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Nous voulons que des coopérants Volens reviennent, pour continuer de partager avec nous leur vision du futur" (Luisa Yerema, Ibasiriri). Je termine cette mission avec de la satisfaction et beaucoup d'espoir car sans que cela ait été dit de manière ouverte, les groupes ont opéré un changement de mentalité: on note une envie de chacun d'être plus participatif, de s'intéresser et de prendre part aux décisions. Les groupes ont des objectifs, des projets et cherchent à les faire aboutir, avec ou sans aide de Volens. On quitte l'attitude de receveur, résultat typique des politiques condescendantes d'assistanat, pour devenir acteur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quant à moi, je rentre en métropole pour débuter mi-décembre une autre mission passionnante: promouvoir l'achat collectif et solidaire de terres agricoles pour favoriser le maintien d'une agriculture de proximité, respectueuse de l'environnement et créatrice de lien social. Pour en savoir plus, allez donc visiter le site de l'association Terre de Liens!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-7825397226683623288?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/7825397226683623288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/12/dernier-voyage-lisoso.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7825397226683623288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7825397226683623288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/12/dernier-voyage-lisoso.html' title='Dernier voyage à l&apos;Isoso'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-1997394505972312760</id><published>2010-09-11T08:43:00.000-04:00</published><updated>2010-10-05T10:26:57.975-04:00</updated><title type='text'>La feria de la Tradicion de Charagua</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le 11 septembre était organisée la 5è édition de la Foire de la Tradition de la ville de Charagua, province Cordillera, département de Santa Cruz. Cette petite ville d'environ 5000 habitants est la capitale du canton, le plus étendu de Bolivie géographiquement et l'un des plus peuplés en Guarani. Il comprend la région isolée de l'Isoso. Alors quoi de plus naturel que de faire participer des représentantes des groupes de la CIMCI? Avec l'appui de la Mairie, 6 femmes de 4 groupes ont été invitées: 1 du groupe savon de la communauté de Kapeatindi, 1 du groupe couture de Kapeatindi, 2 du groupe cupesi (haricots comestibles) d'Ibasiriri, et 2 du groupe shampooing d'Aguaraigua. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toutes sont arrivées le jour précédent pour peindre des banderoles et orner leurs produits avec mon aide et celle d'Aude Rossignol, coopérante chargée de la communication, dans une ambiance de bonne humeur et d'entraide malgré l'heure tardive. Le jour J, nous avons installé les stands, entre l'artisanat de tissage, les articles de cuir et de bois et la nourriture typique. Les 6 femmes ont répondu aux questions des passants curieux et vendu leurs produits jusqu'à environ 17h, heure du taxi retour vers chez elles. Ce fut un jour plutôt satisfaisant, et avant de partir deux groupes ont décidé de réinvestir une partie de l'argent gagné dans de la marchandise pour leur petit magasin (tongs, bijoux de pacotille, médicaments, nourriture) et dans de la graisse de vache pour refaire du savon. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au-delà des rentrées d'argent, cette évènement fut surtout une expérience positive de rencontre entre tous les participants de la foire. Les femmes se sont faites connaître de Charagua et ont discuté avec des personnes intéressées par leurs produits. Ainsi peu à peu elles se constituent un carnet d'adresses et un réseau de contacts. Elles ont également gagné de la confiance en elles et apprennent à faire la promotion de leurs produits. Maintenant leur prochain défi est la victoire sur leur timidité pour aller haranguer les passants!!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-1997394505972312760?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/1997394505972312760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/10/la-feria-de-la-tradicion-de-charagua.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1997394505972312760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1997394505972312760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/10/la-feria-de-la-tradicion-de-charagua.html' title='La feria de la Tradicion de Charagua'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-4560117038401907898</id><published>2010-08-10T13:42:00.006-04:00</published><updated>2010-10-05T08:11:02.041-04:00</updated><title type='text'>Retour de vacances, échange Guarani-Ménonite</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;De retour de vacances (qui furent intenses, merci à tous!), me revoilà plongée dans le travail jusqu'au cou. Pour une remise dans le bain rapide et efficace, nous avons organisé avec Sara un échange entre les femmes Guarani et des Ménonites qui vivent dans des colonies voisines de l'Isoso. Cet échange fait suite à celui de l'an dernier, où les Ménonites avaient invité les Guarani chez elles pour leur montrer comment elles faisaient leur savon pour le linge. Cette fois-ci, trois couples Ménonites ont visité la communauté guarani de Kapeatindi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les Ménonites (=Amish?) forment un peuple issu d'un mouvement religieux du XVIe siècle, contraint en grande partie à fuir les persécutions européenes dans d'autres pays, principalement d'Amérique du Nord et du Sud. Ils vivent coupés du monde "moderne" (pour les plus radicaux) selon des valeurs de foi, de travail et de paix. En Bolivie, ils habitent des petites maisons très coquettes avec chacune son éolienne, ses vaches et sa charette à cheval, cultivent la terre et font commerce de lait, beurre et fromage. Ils sont tous habillés de la même façon, les hommes en chemise, salopette de jean et chapeau ou casquette, et les femmes en robe longue sombre, voile et chapeau de paille. Ils sont tous très blancs, souvent blonds aux yeux clairs et parlent le "bajo aleman" (vieux dialecte allemand proche du néerlandais). Si les hommes se débrouillent en espagnol grâce au contact régulier des Boliviens, les femmes ne sortent pour ainsi dire jamais de la colonie. Des échanges sont organisés entre colonies, pour faire se rencontrer les jeunes qui iront ensuite se marier avant de s'installer ensemble. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les Guarani quant à eux s'unissent mais ne se marient pas. Ils vivent à plusieurs générations sous un toit, et presque tous les hommes désertent la communauté environ 6 mois de l'année pour aller récolter la canne à sucre, laissant les femmes s'organiser seules. Femmes dont il existe un nombre incalculables de mères célibataires, lorsque leur homme n'est pas revenu ou qu'il est allé s'unir à une autre. Inutile donc de dire que ces deux cultures, bien que frontalières géographiquement, sont diamétralement opposées. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces échanges ont été rendus possible grâce à la rencontre d'un fantastique couple de jeunes Ménonite américain, Elisabeth et Ramont, qui travaillent à Charagua pour le Comité Central Ménonite, dont l'objectif est répondre aux besoins humains de base et construire la paix et la justice (&lt;a href="http://www.mcc.org/"&gt;http://www.mcc.org/&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes arrivés à deux voitures à Kapeatindi, chez des femmes qui travaillent dans un groupe de savon et de couture. Pour faciliter les premiers contacts, nous avons d'abord pris un petit déjeuner chez Elsa, membre du groupe savon et capitaine intercommunautaire du Haut Isoso. Puis les Guarani ont fait du savon pour le corps (jaboncillo) sous le regard intrigué des femmes Ménonites. Les hommes sont partis dans les champs se faire expliquer le système d'irrigation par un homme de la communauté, puis à leur retour les deux groupes se sont offert des petits cadeaux faits maison (habits pour enfant et savon pour le corps de la part des Guarani, tissus décoratifs pour la table et les chaises et savon pour le linge de la part des Ménonites). La journée s'est terminée par un déjeuner tardif, préparé par des femmes de la communauté. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Malgré la barrière de la langue (guarani contre vieil allemand, traduit en anglais par Elisabeth puis en espagnol par nous) et la timidité des deux côtés, nous avons pu noter un fort intérêt des uns pour les autres. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ménonites:"Et à combien vivent-ils dans cette maison?" &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Guarani:"Peuvent-elles nous expliquer comment elles arrivent à coudre ces petits motifs?" &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ménonites:"Et que cultivent-ils par ici?"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On ne sait pas encore quel sera l'impact de cette rencontre mais une chose est sûre, les participants auront des choses à raconter à leurs proches. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-4560117038401907898?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/4560117038401907898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/08/retour-de-vacances-echange-guarani.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4560117038401907898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4560117038401907898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/08/retour-de-vacances-echange-guarani.html' title='Retour de vacances, échange Guarani-Ménonite'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-4456836171202434790</id><published>2010-06-30T18:52:00.002-04:00</published><updated>2010-08-10T19:42:46.072-04:00</updated><title type='text'>Les toborochis et le Parapeti</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les toborochis et le Parapeti sont des élements fondamentaux du paysage de l'Isoso. Les premiers, ces grands arbres à la forme si particulière qui apportent ombrage et bois de chauffe méritent bien une petite page. Lors de leur floraison vers mars-avril, ils se parent de magnifiques fleurs roses ou blanches et bourdonnent d'abeilles. Puis viennent leurs fruits, des cosses déhiscentes d'où sortent un coton irisé tout doux, qui sert parfois à rembourrer des oreillers. On voit alors rouler sur le sable au gré du vent des graines de toborochi noires entourée d'un épais mais très aéré coton blanc et rond, comme autant d'oeufs de grenouille géants. Puis vient l'hiver et les toborochis quittent leurs feuilles pour qu'on puisse continuer à s'asseoir sur leurs grosses racines tout en profitant du soleil. Pas question pour les enfants de monter dans les branches pourtant: pour survivre à l'hostile Chaco, il est couvert de piquants de la tête aux pieds. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Parapeti est le fleuve le long duquel se trouvent les communautés (bientôt je mettrai des photos sur GoogleEarth). J'en ai déjà parlé, mais il est tellement beau et vital qu'on ne s'en lasse pas. Ce fleuve endoréique se perd dans l'immensité brûlante de l'Isoso, formant les Bañados de Isoso, région humide de lagunes au milieu de la forêt sèche où viennent s'abreuver les jaguars, tapirs et autres animaux que je n'ai évidemment jamais vus, mais je ne désespère pas d'y aller un jour. La biodiversité à cet endroit est exceptionnelle, c'est pourquoi tout le site est classé Ramsar (d'ailleurs 6% du territoire bolivien est classé Ramsar, soit 60 000 km2!!). Quand le Parapeti est à sec, on peut le traverser pour aller dans les communautés de l'autre rive. Quelquefois les vents soulèvent le sable et brouillent le paysage, qui devient magique. Et les appareils photos s'enraillent. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-4456836171202434790?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/4456836171202434790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/06/les-toborochis-et-le-parapeti.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4456836171202434790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4456836171202434790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/06/les-toborochis-et-le-parapeti.html' title='Les toborochis et le Parapeti'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-1522245308361682770</id><published>2010-05-30T16:19:00.002-04:00</published><updated>2010-08-10T18:39:47.378-04:00</updated><title type='text'>Voyages à l'Isoso en mai-juin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les activités des mois de mai et juin se sont concentrée dans la région de l'Isoso en ce qui me concerne, les groupes des autres régions étant provisoirement (?) occupés ailleurs. 5 voyages en 2 mois, de quoi avancer sur plusieurs fronts. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai commencé par donner plusieurs tallers pompeusement nommés "organisation de la production", alors qu'en réalité nous n'avons qu'à peine touché ce sujet, force étant de constater qu'il fallait tout reprendre depuis le début. Avant de réféchir à comment organiser le travail dans l'atelier, il fallait organiser l'atelier lui-même. Avec chaque groupe, nous avons donc rangé et nettoyé à fond le local dans lequel se passe l'activité de transformation (et en déloger les rats, lézards et monceaux de... de tas de trucs inutilisés), puis je leur ai expliqué pourquoi et comment garder propre et rangé leur lieu de travail en utilisant deux méthodes simples, les 5 S et FIFO. Cela peut paraître évident pour nous européens qui vivons dans le culte du "range ta chambre" et sous le règne de l'aseptisation, mais le contexte isocéño est radicalement différent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'abord il y a peu d'eau, qu'il faut aller chercher au puits, on lave donc ce qui est nécessaire mais on ne se permet pas le luxe de lessiver toute surface dès que la frénésie de la propreté s'empare de nous. Et puis de toute façon, à quoi bon lessiver un sol et des murs en terre (qui s'effrite)? Ensuite on peut balayer et épousseter, le vent quasi constant soulève des nuages et finit invariablement sa course à travers les fenêtres (sans vitre). On ne s'alarme plus du premier grain de poussière dans ces conditions. Enfin, ici la place ne manque pas et le soleil brille. L'espace habité ne se réduit pas à la maison qu'on pourrait plutôt comparer à une grosse boîte fourre tout, et la salle de séjour serait tout ce qui est autour. Les arbres sont des étagères dans lesquels pendent des vieux vélos, des pneus, des brics et brocs divers. Devant la maison se trouvent des chaises pour recevoir les invités. Et derrière la maison se trouve le feu et les ustensiles de cuisine. "A l'intérieur, chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, en ne gardant que l'utile" laisse dubitatif ou au mieux, fait sourire. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout cela ne va donc pas de soi, et un travail de longue haleine a été commencé avec chaque groupe. Parce que quand même, le savon est plus présentable sans la couche de poussière qui le recouvre, et la farine de cupesi se vendra mieux dans des sachets exempts de traces de dents rongeuses. Quant à planifier à l'avance les productions pour anticiper le moment où on va manquer d'un ingrédient, on verra plus tard. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'autres voyages ont été l'occasion de discuter présentation des produits (savon, shampooing et après shampooing, farine de cupesi) entre Aude et les groupes, l'idée étant de dessiner des étiquettes à partir des souhaits des dames, et de trouver dans la nature des matières, feuilles, fleurs, fibres, qui donne une jolie finition au produit (lors de ventes dans des ferias, par exemple). Un sceau en métal pour marquer le savon a aussi été élaboré à partir de ces réunions. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'un de ces voyages a été l'occasion d'accompagner des hommes de Yacuiba pour la construction de deux silos de stockage du cupesi, dans l'objectif à court terme de se débarrasser d'un petit coléoptère qui fait des ravage dans les gousses récoltées et la farine. Des essais vont suivre pour les tuer avant stockage, soit au four à pain, soit par insecticide (mais cette dernière solution ne me plaît guère). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin j'ai donné un taller de biscuits de cupesi, faits à avec de la farine de blé et de cupesi, des oeufs, de l'huile, du sucre, de la levure et un peu d'eau. En réalité les femmes en avaient déjà fait, mais elles voulaient se rafraîchir un peu la mémoire. Plus tard elles ont recommencé seules, mais certainement sans mettre les oeufs, l'huile, le sucre et la levure au vu le résultat. C'est comme ça qu'on invente des nouvelles saveurs et des variantes économiques, mais elles ont finalement décidé d'écrire ensemble la recette!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-1522245308361682770?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/1522245308361682770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/05/voyages-lisoso-en-mai-juin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1522245308361682770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1522245308361682770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/05/voyages-lisoso-en-mai-juin.html' title='Voyages à l&apos;Isoso en mai-juin'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-5029052212831117559</id><published>2010-05-07T14:03:00.004-04:00</published><updated>2010-06-11T19:53:50.567-04:00</updated><title type='text'>Les criquets bizarres de l'Isoso</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ah ces criquets, je n'ai pas fini de m'en étonner. Alors que le mois dernier les mâles grouillaient littéralement, voilà qu'ils ont presque disparu. Les femelles par contre sont présentes partout y compris dans le ciel. En effet si leurs galants n'ont que des vestiges d'ailes décoratifs et se traînent péniblement par terre, les leurs sont très grandes et elles s'en servent admirablement bien pour voleter d'un arbre à l'autre. Et étant donnée leur grande taille, un public non averti aura tôt fait de les confondre avec des petits oiseaux, de loin. &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Selon de nouveaux témoignages, ces bestioles font tout de même de gros dégâts dans les parcelles des Guaranis en dévorant tout. "Mais que faire? On ne peut pas tous les écraser!" disait une dame. L'an dernier je n'en ai pas vu un seul, mais il y a deux ans il paraît qu'un autre escadron avait débarqué. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-5029052212831117559?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/5029052212831117559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/05/les-criquets-bizarres-de-lisoso.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5029052212831117559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5029052212831117559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/05/les-criquets-bizarres-de-lisoso.html' title='Les criquets bizarres de l&apos;Isoso'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-1341314207228034909</id><published>2010-04-24T19:56:00.000-04:00</published><updated>2010-06-11T20:07:13.470-04:00</updated><title type='text'>Festirock à Santa Cruz</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Festirock est un évènement organisé par la Plataforma Unidos, partenaire de l'équipe AMAC3 de Volens qui travaille à l'accueil et la formation d'enfants des rues en vue de leur réinsertion. L'idée était de récolter des fonds pour financer les différentes activités.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au programme, plusieurs groupes de rock et métal de Bolivie, et la faune punk de Santa Cruz sortie de terre pour l'occasion. Enfin seulement ceux qui avaient 50 bolivianos à débourser (cher pour un concert), location de l'immense Sonilum oblige... Un moment sympa!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-1341314207228034909?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/1341314207228034909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/04/festirock-santa-cruz.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1341314207228034909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1341314207228034909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/04/festirock-santa-cruz.html' title='Festirock à Santa Cruz'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-1233561179079670347</id><published>2010-04-23T11:46:00.000-04:00</published><updated>2010-06-11T20:07:52.757-04:00</updated><title type='text'>Un ptit tour à Santa Cruz</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il n'est pas rare que nous autres coopérants AMAC2 passions du temps à Santa Cruz: transit vers l'Isoso, réunions de coordination, WE familial, achat de choses qu'on ne trouve pas du côté de Villamontes... C'est également dans cette ville que j'ai assisté à mon premier match de foot (ouaaa)! Petite compil de photos glanées ça et là.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-1233561179079670347?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/1233561179079670347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/04/un-ptit-tour-santa-cruz.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1233561179079670347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1233561179079670347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/04/un-ptit-tour-santa-cruz.html' title='Un ptit tour à Santa Cruz'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-6350058790376541066</id><published>2010-04-16T10:12:00.000-04:00</published><updated>2010-06-24T14:05:34.952-04:00</updated><title type='text'>La feria de Charagua</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En avril s'est déroulée la feria de Charagua. Quatre femmes représentant les groupes de shampooing de La Brecha et de Kuarirenda, le groupe d'artisanat et le groupe de cupesi ont participé, vendant leurs produits au milieu d'autres stands d'artisanat. Le bilan a été plutôt positif pour le shampooing et le cupesi, l'artisanat étant trop coûteux pour ce genre de manifestation. Surtout que pour booster la vente des produits du cupesi, aliment traditionnel mais un peu tombé aux oubliettes, on avait préparé du "chocolate de cupesi" (poudre de cupesi toastée mélangée à du lait) et des "galletas de cupesi" (biscuits à base de farine de cupesi), qu'on offrait aux passants. Opération marketing réussie!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bilan positif tout de suite donc, car les groupes ont un peu augmenté leurs gains, mais aussi à plus long terme, car on a pu observer un changement de comportement de la part d'une des dames qui depuis est beaucoup plus active, curieuse et presque exhaltée de nous montrer son travail. D'après Christine et d'autres dames du groupe, cela vient aussi du fait que son mari est parti travailler plusieurs mois à Santa Cruz, la laissant plus libre de ses allées et venues...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans l'après midi, une course de chevaux nous attendait sur la "piste d'aéroport" de Charagua (un pré à vaches qui reçoit exceptionnellement des petites avionnettes dont une du WWF). Tout le monde s'est rassemblé de part et d'autre du couloir de course, mais personne n'étant chargé de donner le top départ, il ne s'est rien passé pendant plusieurs heures... A la plus grande satisfaction des vendeurs de bières qui faisaient profit sous le soleil de plomb. Un peu avant le coucher du soleil pourtant, deux cavaliers ont concouru puis le gagnant s'est pavané sur son fringant coursier avec une bière à la main (le premier prix du concours?) pendant vingt minutes et s'en fut fini de la course!! Quant aux dizaines d'autres cavaliers, on ne sait pas bien ce qu'ils sont venus faire là! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-6350058790376541066?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/6350058790376541066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/03/la-feria-de-charagua.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6350058790376541066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6350058790376541066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/03/la-feria-de-charagua.html' title='La feria de Charagua'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-6829265861736122926</id><published>2010-04-07T13:03:00.002-04:00</published><updated>2010-05-07T13:47:39.668-04:00</updated><title type='text'>La pasantia mani</title><content type='html'>Cette fois-ci, la pasantia était sur le thème de l'arachide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout savoir, rendez-vous sur le site de Volens, comme ça vous en profiterez pour y faire un ptit tour:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://volensamerica.org/Echanges-de-savoir-autour-de-l.html?lang=fr"&gt;http://volensamerica.org/Echanges-de-savoir-autour-de-l.html?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bises!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-6829265861736122926?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/6829265861736122926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/04/la-pasantia-mani.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6829265861736122926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6829265861736122926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/04/la-pasantia-mani.html' title='La pasantia mani'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-6688045945806828935</id><published>2010-03-23T19:10:00.002-04:00</published><updated>2010-03-23T19:32:57.810-04:00</updated><title type='text'>Talleres de savon transparent à l'Isoso</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce week end se sont déroulés deux talleres de "jaboncillo" (savon pour le corps) à l'Isoso. L'un dans le groupe savon de la communauté de Kapeatindi, l'autre dans celui de la communauté de Yapiroa. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce savon est un peu plus élaboré que le premier: on rajoute, en plus des ingrédients de base (la graisse de vache, l'huile végétale et la soude), de la glycérine, de l'alcool et du sucre. Cela donne un savon plus "tendre", plus doux pour la peau, transparent et qui mousse plus. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout a bien failli rater parce que j'ai réduit les quantités par rapport au savon pour le linge (étudié lors des précedents talleres), sans penser que la balance pesant jusqu'à 20kg avec une précision de 25g ne serait plus adaptée... La première fournée n'a donc pas donné le résultat escompté, le savon n'étant pas devenu transparent à cause de quantités mal dosées. Heureusement, les Guaranis m'étonneront toujours! Les dames, ayant compris le problème, ont sorti de leur sac à malice une super balance électronique de cuisine précise à 2g près!! Elle appartient au groupe des tisseuses de la communauté, qui s'en servent pour peser leurs fils de coton. Le lendemain on recommençait, cette fois avec succès. Puis le surlendemain dans l'autre communauté, avec cette même balance généreusement prêtée par le groupe des tisseuses. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Opération réussie donc, mais il me faut déjà penser à mon prochain taller: amélioration de la qualité. En effet, si la matière savon est acceptable, l'aspect visuel laisse à désirer: formes des moules peu attrayante, savons durcis sur table penchée, coupés de travers, sans propriété  particulière, sans marque de fabrication. Tout l'effort va consister à en faire des produits vendable en dehors des communautés... Passer d'un banal savon qui lave à un savon "made in Isoso"!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-6688045945806828935?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/6688045945806828935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/03/talleres-de-savon-transparent-lisoso.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6688045945806828935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6688045945806828935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/03/talleres-de-savon-transparent-lisoso.html' title='Talleres de savon transparent à l&apos;Isoso'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-7286950021596508693</id><published>2010-03-10T23:56:00.000-04:00</published><updated>2010-03-24T12:06:55.223-04:00</updated><title type='text'>La culture chaqueña</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On associe souvent la Bolivie avec les lamas, la flûte de pan et les hautes altitudes. Pourtant elle ne se réduit pas à ça, et dans les plaines basses de l'Est du pays vivent des peuples aux cultures aussi variées qu'éloignées de celles de l'Altiplano. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A Villamontes, les Chaqueños (habitants du Chaco) raffolent de la chacarera, cette musique enjouée aux allures de country mêlant violon, guitare et souvent accordéon, dont les paroles font l'apologie de la région. On l'entend dans les truffis (taxis collectifs) et lors de fêtes locales. Il existe aussi la danse du même nom, qui se danse en couple, la femme avec force jupons qu'elle fait voler autour d'elle et l'homme faisant des claquettes avec ses bottes de cuir. De ce que j'en ai vu, l'artisanat chaqueño est surtout constitué d'objets en bois (violons, guitares, matés) et en cuir (chapeaux, jambières, selles et filets pour monter à cheval, sacs). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-a462b5c92259ab98" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v12.nonxt7.googlevideo.com/videoplayback?id%3Da462b5c92259ab98%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1331272323%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D14A38150C095782B5E0863CAFF7E5E2901774C46.724045E337862DA121ED949DCE23E49FBC64B3D%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Da462b5c92259ab98%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DIzkgdOOvnuTql5utPH5-lTpBxKg&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v12.nonxt7.googlevideo.com/videoplayback?id%3Da462b5c92259ab98%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1331272323%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D14A38150C095782B5E0863CAFF7E5E2901774C46.724045E337862DA121ED949DCE23E49FBC64B3D%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Da462b5c92259ab98%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DIzkgdOOvnuTql5utPH5-lTpBxKg&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-7286950021596508693?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/7286950021596508693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/02/cultures-des-plaines-boliviennes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7286950021596508693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7286950021596508693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/02/cultures-des-plaines-boliviennes.html' title='La culture chaqueña'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-8669142048478039454</id><published>2010-03-07T22:21:00.000-04:00</published><updated>2010-03-23T23:16:31.881-04:00</updated><title type='text'>Voyage à l'Isoso en mars</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce mois-ci, nous avons voyagé à l'Isoso, Christine, Sara et moi. C'était sympa de faire une petite virée toutes les trois! L'occasion de se réunir avec les responsables de la CIMCI pour discuter des activités prévues dans l'année, puis aller voir les différents groupes pour faire leur suivi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous avons donc commencé par une réunion à La Brecha, siège de la CIMCI et d'un groupe shampooing. Puis Sara et Christine sont parties faire un suivi dans le groupe shampooing de la communauté la plus éloignée, Cuarirenda, pendant que je faisais un suivi savon à Kapeatindi. Ensuite on s'est retrouvées pour aller voir le groupe cupesi à Ibasiriri, et le groupe savon de Yapiroa. Dans chacune de ces communautés, nous avons détaillé le programme de 2010, et posé des questions sur l'avancée des travaux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A La Brecha, nous avons vu fonctionner la cocina malena (cuisine malène?) construite l'an dernier lors d'un partenariat Volens-GTZ. Il s'agit d'une cuisine très simple, construites dans des matériaux locaux aux dimensions des gamelles utilisées pour chauffer l'eau et cuire la nourriture. Elle est économe en bois, réhaussée et laisse échapper la fumée hors de la maison. Et en plus, les dames l'ont peinte en blanc pour faire plus joli. Ca change complètement la cuisine, qui était toute noire et moche avant, avec un feu dans un coin par terre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En gros, on était plutôt satisfaites de ce voyage. Des choses avancent, des notions sont comprises et appliquées, les dames ont l'air contentes et intéressées. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur la route, nous avons croisé des petites bêtes bizarres: des criquets. J'ai eu tout le loisir de les étudier en attendant pendant 4 heures un éventuel moyen de transport à Kapeatindi après mon suivi savon (qui n'est jamais arrivé, ce sont les filles qui sont venues me chercher). Bizarres, ils le sont dans leur aspect brillant, sans ailes, avec leur gros abdomen allongé et leur antennes jaunes. Mais ils le sont surtout dans leur comportement, à marcher sur la route en file indienne, et à grimper à tout (jambes, poutres, arbres). Lents, peu craintifs, incapables de s'enfuir ni d'effectuer un saut correct sans se retrouver à l'envers, ils marchent au sol à la recherche de quelquechose sur laquelle grimper. Leur seule défense quand on les tourmente étant de lever les pattes arrières en signe de protestation, ils paraissent tout à fait inadaptés à cet environnement hostile qu'est le Chaco isoceño. Pourtant, à part dans l'école où on retrouve leurs cadavres par milliers, ils sont étrangement laissés tranquilles par les gens, les chiens et les poules. Toxiques??&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-8669142048478039454?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/8669142048478039454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/03/voyage-lisoso-en-mars.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/8669142048478039454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/8669142048478039454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/03/voyage-lisoso-en-mars.html' title='Voyage à l&apos;Isoso en mars'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-8358821322592464029</id><published>2010-02-16T11:31:00.009-04:00</published><updated>2010-03-24T23:01:57.024-04:00</updated><title type='text'>Carnaval de Oruro 2010</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Reconnu "Oeuvre Majeure du Patrimoine Oral et Intangible de l'Humanité" par l'Unesco en 2001, le carnaval d'Oruro est le plus important de Bolivie. Pendant deux jours, plus de 10 000 danseurs et danseuses et 5000 musiciens, presque tous d'Oruro ou La Paz, défilent dans les rues de la ville sur un parcours de 5 km, depuis ce qui symbolise la sortie de la mine jusqu'à l'église où se trouve une peinture sacrée, la Virgen del Socavon (vierge du couloir minier).&lt;br /&gt;C'est d'abord un moment de fête, où tout le monde s'affronte dans des batailles d'eau et de mousse, sous une cape de pluie ou à découvert, en face à face ou nournoisement dans le dos. Comme on reste assis des heures en plein soleil à regarder passer les troupes, on est très dépendants de ce que les petits vendeurs auront la gentillesse de bien vouloir nous proposer: barquettes de frites ou de poulet riz, sandwichs mayo, munitions de mousse et d'eau, parapluies, casquettes en papier, chewing gums, cigarettes... Et surtout, de la bière, de la bière et encore de la bière, jusqu'à plus soif et plus encore. L'élément indissociable du carnaval d'Oruro comme en témoignent les immenses affiches de Paceña (la bière de La Paz), les canettes gonflables géantes sur le toit des immeubles, et les nombreuses ombres qui errent en titubant avant de s'écrouler dans des endroits improbables. On boit tant et tant que les caniveaux se transforment peu à peu en rivières de pisse malodorante, et le dessous des gradins finit par ressembler à une décharge publique hautement radioactive où seuls quelques petits malins s'aventurent en quête d'un sac à main mal surveillé...&lt;br /&gt;Mais le carnaval est surtout un moment de magie, un émerveillement des yeux devant ce défilé qui n'en finit jamais: les danses Diablada, Morenada, Negrita, Caporales, Inca, Toba etc. symbolisent l'histoire du pays et la lutte divine du bien contre le mal. Chargées de symboles difficile à déchiffrer pour les non initiés comme moi, les danses représentent les ancêtres Incas, l'arrivée des colons, les esclaves noirs envoyés dans les mines de Potosi, les peuples des plaines imaginés par ceux des Andes... Les costumes et les masques, qui pèsent parfois plusieurs dizaines de kilos, sont magnifiquement portés par des hommes et des femmes infatiguables de tous âges, et rivalisent de couleurs, de perles, de broderies et fioritures étincelantes. Il aura fallu des mois pour les confectionner en prévision de ces quelques jours, après quoi ils seront offerts à la Virgen en signe de vénération et exposés dans un musée, ou vendus pour se rembourser de leur coût (plusieurs centaines de dollars). J'ai posté sur youtube la vidéo d'une diablada... enflammée!! &lt;a href="http://youtube.com/watch?v=i7A4IsRgVCA"&gt;http://youtube.com/watch?v=i7A4IsRgVCA&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-8358821322592464029?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/8358821322592464029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/02/carnaval-de-oruro-2010.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/8358821322592464029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/8358821322592464029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/02/carnaval-de-oruro-2010.html' title='Carnaval de Oruro 2010'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-1906376412510160207</id><published>2010-01-07T11:27:00.006-04:00</published><updated>2010-03-23T20:41:22.957-04:00</updated><title type='text'>Vacances de Noël</title><content type='html'>Article en cours de rédaction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël à Cochabamba, nouvel an a La Paz, et début d'année sur le lac Titicaca...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-1906376412510160207?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/1906376412510160207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/01/vacances.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1906376412510160207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1906376412510160207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/01/vacances.html' title='Vacances de Noël'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-4577442496100594955</id><published>2009-12-20T20:00:00.002-04:00</published><updated>2010-02-07T13:40:11.070-04:00</updated><title type='text'>Après shampooing</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Fin 2009, j'ai donné un cours d'après shampooing dans le groupe de San Antonio (APG Villamontes). La recette est simple, dommage que les ingrédients principaux soient achetés à Santa Cruz et qu'encore une fois, il n'y ait pas de valorisation de leurs productions agricoles. Mais je m'exécute avec joie car cette formation répond à une demande des femmes du groupe, et indirectement à une demande de leurs clients, alors ok. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'essaie toujours de favoriser la participation des personnes, en expliquant chaque pas mais en demandant un volontaire parmis les présents. Dans l'ensemble, passée la timidité de se mettre en avant, les participants sont très contents de faire le travail eux-même et en redemandent. Puis les plus expérimentés enseignent aux autres... Bien sûr ça ne marche pas toujours si facilement, et dans certains groupes je note clairement un manque de confiance en eux qui les empêche de produire en mon absence. Manque de confiance, mais aussi calendrier agricole chargé et différentes autres activités prioritaires (politique, problèmes de terre, emplois temporaires). Mais bon certains groupes ont fait mieux que reproduire de schéma appris, ils ont enseigné à d'autres, se sont débrouillés pour trouver les matières premières, ont organisé un roulement entre eux. Ca, ça fait très plaisir!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-4577442496100594955?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/4577442496100594955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/12/apres-shampooing.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4577442496100594955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4577442496100594955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/12/apres-shampooing.html' title='Après shampooing'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-5891275538941349478</id><published>2009-12-20T14:15:00.000-04:00</published><updated>2010-02-06T15:31:34.320-04:00</updated><title type='text'>Faune et flore de l'Isoso, nouvelles photos</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Chaco est un écosystème très riche en plantes bizarres et en animaux grouillants. Dans l'Isoso, comme on sort de la route goudronnée pour se perdre dans ses profondeurs, l'observation des animaux et de la vie est assez aisée: j'ai vu au long de l'année des renards, des rongeurs, des oiseaux, des reptiles, des tas d'insectes et même un tatou. Vous verrez sur le diaporama que la photographie de tout ce petit monde vivant l'est beaucoup moins!! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-5891275538941349478?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/5891275538941349478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/12/faune-et-flore-de-lisoso-nouvelles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5891275538941349478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5891275538941349478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/12/faune-et-flore-de-lisoso-nouvelles.html' title='Faune et flore de l&apos;Isoso, nouvelles photos'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-6302158219329568016</id><published>2009-10-31T20:01:00.006-04:00</published><updated>2009-10-31T20:28:08.747-04:00</updated><title type='text'>Un après midi à Pananti</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'autre jour (il y a 4 mois en fait), j'ai passé un après midi dans la communauté de Pananti, qui fait partie de l'APG Yacuiba. Il y a là bas un groupe qui fait un délicieux beurre de cacahouète (mantequilla de mani, celui que j'ai ramené en France en juillet), et qui a demandé un appui de la part de Volens. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je décidai donc d'assister à la production, afin de voir où se situerait mon aide. La journée a été très belle et très sympa, la communauté est bien placée et le paysage est superbe, tout est calme, j'ai été très bien accueillie, bref une bonne journée. A la fin de la journée, jai déduit que leur problème vient du fait que chaque étape est manuelle, il manquent cruellement de mécanisation: pour peler les cacahouètes, pour toaster, pour mouliner (là, il leur faut un moulin adapté), bref pour tout. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je dois donc trouver des organisations qui financent du petit matériel pour des groupes productifs, puis aider le groupe de Pananti à faire sa propre proposition. Grâce aux autres coopérants (merci Pierre pour la GTZ), j'ai une liste d'organismes, maintenant il ne reste plus qu'à trouver le temps de rédiger...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les images qui parlent d'elles mêmes, à droite (diaporama).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-6302158219329568016?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/6302158219329568016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/10/un-apres-midi-pananti.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6302158219329568016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6302158219329568016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/10/un-apres-midi-pananti.html' title='Un après midi à Pananti'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-5409637921587965699</id><published>2009-10-31T19:20:00.003-04:00</published><updated>2009-10-31T20:25:52.556-04:00</updated><title type='text'>San Salvador de Jujuy, Argentine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En août, je me suis rendue en Argentine dans le Jujuy, pour acheter des pots en verre. En effet j'ai trouvé les coordonnées d'une boutique sur Internet, la Casa de la Losa (maison de la vaisselle), qui vend des pots, flacons et bouteilles en verre en petites quantités et moins cher que la verrerie bolivienne de Cochabamba. Alors comme je n'habite pas loin de la frontière, hop! Et c'est parti pour une journée de bus. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La ville de San Salvador de Jujuy est jolie, avec des reliefs qui me changent de Villamontes. Et en haut d'une colline, un quartier playmobil avec plein de petites maisons colorées en brique, des petites voitures et des petits jardins. La promenade a été très agréable, d'autant plus que c'était ma première "sortie" des lieux de travail habituels.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après avoir récupéré la marchandise et discuté avec le parton de la Casa, très gentil et conciliant, j'ai repris le bus en sens inverse pour arriver a la frontière au petit matin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout n'aurait été que plaisir et bonne humeur si les douaniers côté Bolivie n'avaient pas décidé de me chercher des noises. Après m'avoir fait patienter des heures avec mes 20 kg de verre et menacé de me poser un sceau d'expulsion définitive parce que je ne respectais pas les lois du pays (en Bolivie depuis 6 mois avec le visa tourisme valide 3 mois, ça fait léger comme motif), ils m'ont finalement demandé 200 bolivianos que j'ai négocié à 100 bs (10 euros) parce que zut! eux non plus ne respectent pas les lois après tout. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et après avoir bu un petit café réparateur chez Dominique, le coopérant qui habite à la frontière, je suis rentrée chez moi faire des essais de ketchup en gromellant que la prochaine fois je ne leur lacherai pas le moindre peso. Mais au moins, mes essais de ketchup ont réussi et j'ai des stocks pour les mois prochains!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-5409637921587965699?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/5409637921587965699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/10/en-aout-je-me-suis-rendue-en-argentine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5409637921587965699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5409637921587965699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/10/en-aout-je-me-suis-rendue-en-argentine.html' title='San Salvador de Jujuy, Argentine'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-2021460235201983676</id><published>2009-10-16T12:52:00.000-04:00</published><updated>2010-02-08T08:29:38.416-04:00</updated><title type='text'>La pasantia Aloe vera a Sucre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En octobre (oui bon), Dominique et moi avons organisé une pasantia à Sucre, cette fois-ci sur le thème de l'aloe vera. Participent deux hommes de Camatindi, Firmin et Juan, et 4 femmes de l'Isoso, Ruperta, Arcelia, Delicia et Cristina. Au menu, visite d'une plantation, d'une petite usine d'extraction du gel et discussion avec les employés, d'une laiterie qui incorpore ce gel à diverses préparations alimentaires, d'une foire expo, échange de recettes de shampooing à l'aloe et bien sûr, visite de la ville, capitale constitutionnelle du pays et patrimoine mondial de l'Unesco. Si les deux hommes sont déjà passés par Sucre car ils sont quechuas et ont de la famille dans les environs (Potosi), pour les femmes guarani la découverte est totale. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous arrivons au petit matin après 12h de bus pour aller directement poser nos valises dans un hôtel réservé par le directeur de l'usine d'extraction, puis nous employons la première journée à visiter la ville et ses trésors. Elle porte avec raison le surnom de "ville blanche", du à la couleur des innombrables édifices coloniaux. La place principale est grande, ombragée et en la voyant je me demande immédiatement pourquoi elle ne s'appelle pas Plaza de Armas, avec ses colonnes tout autour et sa cathédrale au milieu... Nous visitons deux musées particulièrement beaux et intéressants, le Museo de Arte Indigeno ASUR, et le Museo del Textil Etnografico. Pour notre petite troupe, la découverte de la richesse culturelle insoupçonnée du pays est passionnante, quant au guide de l'ASUR, il est tellement fier de recevoir une délégation de femmes isoceñas qu'il décide de nous passer l'unique projection en guarani de sa médiathèque. C'est un vieux film sur les progammes d'éducation des jeunes filles assez rébarbatif, durant lequel plusieurs en profitent pour s'assoupir et récupérer du voyage mais je tairai les noms. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le deuxième jour nous retrouvons Hugo, l'agronome directeur de l'usine, qui nous emmène dans la communauté de Limon Pampa à une demi heure de la ville visiter la plantation et l'usine. Par chance c'est un jour de travail et nous pouvons observer les gens à l'oeuvre: la veille les feuilles ont été récoltées, lavées, désinfectées, coupées en deux et trempées une nuit dans l'eau pour en extraire l'alloïne (jus orangé qui se trouve dans la peau, à l'odeur désagréable et réputé toxique). Ensuite les tronçons de feuilles sont rincés, pelés et le gel est mixé. Le tout passe dans une toile pour filtrer les morceaux, et le gel pur, de la consistance du blanc d'oeuf, est stocké dans des glacières en attendant leur envoi le soir même vers la laiterie de Sucre. Si facile! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La plantation se trouve juste en contrebas. En fin de période sèche, les pieds ont triste mine: tout maigres et violacés, on se demande comment on peut en extraire quelquechose. Même ce genre de plante préhistorique souffre du soleil andin! Heureusement un peu plus loin, à l'ombre d'avocatiers et de manguiers, d'autres sont plus vigoureux. Savez-vous planter l'aloe a la mode de chez nous? On les plante avec un piochon: un trou, le rejet, on rebouche. Le luxe consiste à arroser mais ce n'est pas indispensable. Toutefois pour augmenter les chances de succès, le rejet doit être un peu préparé: une fois arraché de la plante mère, il a des parties cassées, des racines à vif, autant de portes ouvertes aux maladies qui guettent dans la terre. On le laisse donc à son triste sort et à l'ombre (zeugma?), cicatriser pendant deux semaines avant de le replanter. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La journée est ensoleillée et très agréable, les participants de Camatindi en profitent pour parler un peu quechua et partager un sac de coca avec nos hôtes, tandis que les femmes regardent avec attention sans oser dire un mot. Tout cela est tellement nouveau pour elles qu'elles ne savent pas très bien comment se comporter, mais au moment des adieux d'avec les employés, Ruperta prend la parole pour remercier et verse une larme d'émotion qui me ravit le coeur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le jour suivant nous allons visiter la laiterie (lecheria La Mejor, rien que ça). Elle ne fonctionne pas ce jour-là, mais un responsable accèpte de nous faire la visite. Il nous explique le procédé de fabrication de la gélatine à la fraise enrichie au gel d'aloe pour les déjeuners scolaires des enfants (mmmmmh!). Relativement intéressés, nos participants ne posent pas de questions, alors à la fin des miennes nous partons rapidement manger dans un bon resto (les pasantias, c'est aussi cela)!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, avant le retour, nous partons à la Fexpo Sucre (foire expo). Elle n'est pas encore ouverte au public car l'installation a pris deux jours de retard mais on déclare qu'une délégation de Guaranis est venue spécialement pour l'évènement, et le gardien nous laisse entrer en douce. La troupe déambule entre les expositions d'artisanat, de produits alimentaires, de machines agricoles, etc. Quelques idées sont récoltées, avant de sauter dans le bus pour Santa Cruz. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur la route, un bloqueo nous arrête: la population d'Aiquile (carrefour incontournable entre Sucre, Santa Cruz et Cochabamba) est lassée de ses dirigents corrompus et veut les remplacer par d'autres, alors elle bloque les entrées de la ville pour protester. On dort dans le bus, puis au matin on prend nos affaires et on traverse la ville a pieds pour aller de l'autre côté (le long du chemin de cailloux, je me demande pourquoi j'ai choisi une valise à roulettes plutot que mon sac à dos). On retrouve le véhicule de la même compagnie qui vient de Santa Cruz et on s'installe en attendant que le chauffeur reçoive l'ordre de faire demi-tour (et si on n'a pas de chance, on poireaute jusqu'à la levée du bloqueo et on retourne à Sucre en plus!). Vers 15h, l'ordre tombe et Dieu apparaît sous la forme d'un petit chemin juste au niveau du bus, qui nous permet de quitter l'endroit. Les usagers des autres compagnies n'ont pas cette chance, car les conducteurs de bus et de camions ont la fâcheuse habitude, lorsqu'ils arrivent à un bloqueo, de remonter toute la file par la voie de gauche de fois que eux, plus malins, pourraient passer. Bien sûr comme on ne passe pas, il se forme une file sur la gauche, et plus personne n'a la place de manoeuvrer. Je me demande ce qu'est devenu la marchandise du camion de poussins, bloqué sous 35°C entre celui des pastèques, celui des bières et un car de voyageurs...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, après toutes ces aventures, nous arrivons enfin à Santa Cruz à 3h du matin, fourbus mais contents et prêts à recommencer!!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-2021460235201983676?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/2021460235201983676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/01/la-pasantia-aloe-vera-sucre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/2021460235201983676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/2021460235201983676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2010/01/la-pasantia-aloe-vera-sucre.html' title='La pasantia Aloe vera a Sucre'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-466407458023873996</id><published>2009-10-11T12:55:00.003-04:00</published><updated>2009-10-11T13:12:48.096-04:00</updated><title type='text'>Taller de savon à Yapiroa, Isoso</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Salut à tous, &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je reprends la construction de mon blog, après de longs mois d'absence. Au mois de septembre j'ai donné pour la seconde fois un "taller" (cours) de savon dans la communauté de Yapiroa, région de l'Isoso. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une petite vingtaine de dames a participé. Elles étaient très contentes de produire à nouveau du savon, se rappelaient assez bien des étapes et surtout, n'avaient pas oublié les dangers de la soude caustique. Elles se sont montrées très enthousiaste devant leur production des deux jours de formation. Il faut dire que le nouveau moule en bois concu spécialement pour elles a une capacité de 5 kg de savon (20 unités). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avant de repartir, elles se sont rappelé la recette en groupe pendant qu'une jeune la recopiait sur une grande feuille. Cette recette sera agrémentée de photos prise pendant les deux jours, et plastifiée pour résister aux conditions difficiles de l'Isoso. Un rapide calcul a permis aussi d'estimer le coût de production du savon de 250g à 1,9 bolivianos, elles vendront donc les leurs à 3 bolivianos pièce. Les prix sur le marché varient entre 1,5 et 5 bolivianos selon le type de savon. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin elles ont pris conscience du fait que si elles souhaitent continuer à produire, elles doivent désormais se débrouiller seules pour trouver l'ingrédient principal du savon, la graisse de vache. Y parviendront-elles? Je l'espère... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-466407458023873996?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/466407458023873996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/10/salut-tous-je-reprends-la-construction.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/466407458023873996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/466407458023873996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/10/salut-tous-je-reprends-la-construction.html' title='Taller de savon à Yapiroa, Isoso'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-7604891198735956896</id><published>2009-06-20T23:13:00.012-04:00</published><updated>2010-02-07T13:39:14.689-04:00</updated><title type='text'>La pasantia champu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En mai s'est déroulée la pasantia champu. Le principe est simple: fortes de leurs trois ans d'expériences, trois femmes de la CIMCI, Isoso, se sont déplacées jusqu'à la communauté de San Antonio (APG Villamontes) pour transmettre leurs connaissances en matière de fabrication de shampooing à un groupe nouveau. En échange elles ont visité la région et participé à certaines activités. Les trois femmes, Agustina, Cristina et Nicolasia, étaient hébergées par Inés, habitante de San Antonio et responsable du nouveau groupe shampooing. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En fait, c'est surtout Agustina qui a transmis ses connaissances, les deux jeunes filles qui l'accompagnaient étant tellement timides qu'elles n'ont rien dit, si bien que tout le monde a fini par croire qu'elles ne comprenaient pas l'espagnol (dans l'Isoso on parle surtout le guarani alors que dans les communautés de l'APG Villamontes on parle surtout espagnol). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour nous aider à financer la pasantia, nous avons décidé de faire appel au Corregimiento Mayor de Villamontes (branche de la préfecture de Tarija). Cet organisme public gère beaucoup d'argent, issu en partie des dividendes versés par les compagnies pétrolières et gazières de la région. Il a donc de grosses enveloppes à dépenser pour le développement de la ville et des alentours. Malheureusement tout ne s'est pas passé comme prévu car comme on était en période de campagne électorale, le Corregidor s'est déplacé au moment de la clôture avec la presse et la télé, a fait un long monologue pour se féliciter du succès de la pasantia et rappeler à tout le monde quelle chance ils ont d'avoir des élus si investis dans leur bien être. Puis il est parti aussi vite qu'il était venu, en oubliant de mentionner le nom de Volens. Si ça m'a un peu fait grincer des dents sur le moment, ça m'a carrément fait peur quand ils ont décidé de reprendre le thème du shampooing pour faire un méga projet à l'échelle zonale (histoire de se faire de la pub et de dépenser l'argent qui leur reste avant les élections), en finançant tout et en ne suivant rien après. Alors comment on fait ensuite pour expliquer l'importante d'épargner pour prévoir le rachat de matière première et rendre l'activité indépendante hein, s'il n'y a qu'à tendre la main pour recevoir des sous??&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Puis après avoir donné des cours de shampooing, les trois femmes de l'Isoso ont fait de la confiture d'orange à Tarairi, un tour de barque sur le Pilcomayo, ont assisté à une partie de pêche, et ont visité Villamontes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bref ce fut très intéressant, et très positif dans l'ensemble. Les pasantias sont vraiment un outil très pratique et efficace car elles permettent de rendre l'information bien plus accessible que si c'est donné dans un espagnol approximatif par une gringa ou dans un jargon indigeste par un docteur es la matière. Elles permettent du même coup de valoriser les connaissances de ces dames et améliorer leur autoestime, souvent en berne. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-7604891198735956896?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/7604891198735956896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/06/la-pasantia-champu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7604891198735956896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7604891198735956896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/06/la-pasantia-champu.html' title='La pasantia champu'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-4087183231914281627</id><published>2009-06-05T23:49:00.001-04:00</published><updated>2010-02-08T08:10:22.914-04:00</updated><title type='text'>Jardin botanique de Santa Cruz</title><content type='html'>Avec Graciela, une espagnole qui travaille avec AMAC3, nous sommes allées au jardin botanique de Santa Cruz. C'était la saison des toborochis en fleur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parc est assez grand, avec une serre, un étang aux crocos et un parcours au milieu de plantes typiques de la Bolivie regroupées par écosystème. C'est reposant pour passer la journée, même si les indications pourraient être un peu plus complètes...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-4087183231914281627?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/4087183231914281627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/jardin-botanique-de-santa-cruz.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4087183231914281627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/4087183231914281627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/jardin-botanique-de-santa-cruz.html' title='Jardin botanique de Santa Cruz'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-1856015791203635831</id><published>2009-05-10T20:34:00.007-04:00</published><updated>2009-05-31T17:11:34.947-04:00</updated><title type='text'>Mon travail: kesako?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'en entends déjà: c'est bien beau la Bolivie, tout ça, mais c'est quoi ton boulot en fait? Oui, c'est vrai, je n'ai pas encore bien expliqué en quoi consiste mon travail. Alors pour couper net les mauvaises langues qui voudraient insinuer que je suis en vacances, voici quelques éclairages. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu bosses pour qui? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je travaille comme coopérante internationale pour une ONG belge qui s'appelle Volens, au moins jusque fin 2010. Mon équipe (AMAC2, c'est son nom, mais on l'a rebaptisée Ayumbi, un petit oiseau) a comme objectif "d'appuyer les organisations indigènes et leurs membres dans leur production, élaboration et commercialisation de produits agro-forestiers de la zone, dans le cadre d’une gestion territoriale durable". Aider les gens à mieux vivre de leur travail, agricole donc. Elle est composée de 4 coopérants: Christine Peltre, française, chargée du renforcement organisationnel, Sara Vaianella, italienne, chargée de l'appui en comptabilité/administration, Dominique Hubin, belge, chargé de l'appui agronomique et moi, chargée de l'appui en transformation alimentaire. On est chapeautés par Jan DeWaegemaeker, coordinateur régional, et on travaille aussi avec deux coopérants de l'équipe AMAC3, Eric Dechamp, spécialisé en technologies appropriées et respect de l'environnement, et Pierre Laviolette, spécialisé en méthodologie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais vous appuyez qui? On appuie 4 organisations partenaires (OP):&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La première, CIMCI (Centrale Intercommunale de Femmes Capitaines de l'Isoso), est une organisation exclusivement féminine, composée de femmes des 31 communautés guarani de la région géographique de l'Isoso. &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ensuite, les deux APG. APG signifie Association du Peuple Guarani, il en existe plusieurs dans le pays, et de différents niveaux (communal, zonal, départemental, national). Nous aidons l'APG zonale Yacuiba (qui fédère les APG communales des 17 communautés guarani autour de la ville de Yacuiba), et l'APG zonale Villamontes (idem pour les 13 communautés autour de la ville de Villamontes). &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et enfin la communauté de Camatindi, composés de gens qui sont est descendus de l'Altiplano profiter de la redistribution des terres dans le Chaco (qui ne sont donc pas guarani mais "colones" comme on dit ici). &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et tu fais quoi concrètement? &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je suis conseillère en transformation alimentaire. En clair, j'appuie des groupes de personnes qui souhaitent transformer leurs produits agricoles ou améliorer leur activité existante. Cette année, il y en a 9 (au delà c'est difficile d'effectuer un suivi convenable): farine d'algarrobo, savon, shampooing, et peut-être farine de poisson pour CIMCI; confitures et autres dérivés de fruits, dérivés de tomates et un autre groupe de shampooing pour l'APG VM; beurre de cacahouète pour l'APG Yacuiba; et dérivés de maïs (ah ben qd même on est en Bolivie ou quoi) pour Camatindi.  &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Cet appui se traduit par des formations purement techniques (comment on fait pour faire du savon? pour faire de la -bonne- confiture?) mais dans la majorité des cas comme on peut s'en douter, les groupes savent déjà faire un bon produit et mon appui consiste alors à les aider sur d'autres sujets: standardisation et suivi de la qualité, hygiène et bonnes pratiques de fabrication, normes alimentaires du pays, recherche de meilleurs emballages, de nouveaux marchés, valorisation des déchets... &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;En plus de ces formations, l'équipe peut aider des groupes, leurs communautés ou les OP porteurs de projets à la présentation de propositions pour recevoir des financements de divers bailleurs de fond (ambassades, organismes privés, etc.). Il s'agit de petites sommes, destinées à financer du matériel, un bâtiment, etc. Par exemple en mai on a aidé a la rédaction d'un projet concernant la construction d'un hangar agricole servant également à récolter des eaux pluviales, un projet de financement de matériel apicole, un projet de rénovation d'une maison en bureau régional, un projet d'installation d'une unité de transformation de la cacahouète, et un projet de financement de matériel de couture. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et pour finir, on a deux autres outils a disposition: les pasantias, qui sont des échanges d'expériences entre personnes "de la base". Des personnes qu'on appuie vont visiter d'autres personnes. Ces échanges ont un triple intérêt: découverte de ce qui se fait ailleurs, découverte de ses propres capacités, échange et bout de vie commune. J'ai justement organisé une pasantia "champu" (shampooing) en mai, qui fera l'objet d'une autre page. Et les appuis ponctuels, qui sont en fait l'embauche de courte durée (1-6 mois) d'un pro pour fournir ses services dans un domaine qui nous dépasse (architecture, apiculture, vidéo...). &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et tout cela est passionnant!!&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-1856015791203635831?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/1856015791203635831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/05/mon-travail-kesako.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1856015791203635831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/1856015791203635831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/05/mon-travail-kesako.html' title='Mon travail: kesako?'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-7390381620293759446</id><published>2009-05-10T11:43:00.008-04:00</published><updated>2010-02-07T12:59:25.959-04:00</updated><title type='text'>Le 1er mai au bord du Pilcomayo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nous avons passé le premier mai au bord du Pilcomayo avec Suzanne et Berio, le propriétaire de notre maison. Berio est Weenhayek. Les Weenhayek sont un peuple de quelques milliers de personnes en Bolivie (un peu plus en Argentine, là-bas ils ont le nom de Wichis), et possèdent leur langue et leurs traditions. Semi-nomades (ce qui a tendance à changer), chasseurs cueilleurs et surtout pêcheurs, ils ont l'exclusivité de la pêche à Villamontes et s'entendent mal avec les sédentaires Guaranis qui ne respectent pas cette exclusivité. Ils ont aussi un artisanat remarquable qui fera l'objet d'une autre page de ce blog. Et donc pendant qu'avec Suzanne on buvait du maté, lui a préparé des poissons sabalos "al palo" (au baton), méthode traditionnelle. C'était très bon!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En Bolivie on boit le maté avec du sucre (à la différence de l'Argentine), sinon les boliviens le trouvent trop amer. Bon il faut dire qu'en Bolivie on mange et on boit TOUT avec du sucre, beaucoup de sucre. Le diabète est un problème de santé publique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour la méthode al palo, le poisson est ouvert en deux comme un sandwich, vidé, salé et coincé entre des bouts de bois verts, de certaines essences qui ne lui donnent pas de goût amer. Puis il cuit lentement à la braise et perd ainsi sa graisse. Tout un art!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-7390381620293759446?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/7390381620293759446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/05/le-1er-mai-au-bord-du-pilcomayo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7390381620293759446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7390381620293759446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/05/le-1er-mai-au-bord-du-pilcomayo.html' title='Le 1er mai au bord du Pilcomayo'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-7459352469462493056</id><published>2009-04-26T12:10:00.005-04:00</published><updated>2010-02-07T23:24:32.233-04:00</updated><title type='text'>Le laboratoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une fois l'installation de chez moi terminée, j'attaque la petite pièce indépendante en adobe qui se trouve dans le jardin: le laboratoire. Là dedans vont chauffer des chaudrons, bouillir des potions bizarres et sécher des plantes de toutes sortes... Non en fait c'est là que je ferai mes essais avant de répliquer dans les communautés: savon, shampooing et crème, ketchup, confiture, etc, etc. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dépoussiérage intensif, rebouchage des trous du plafond, coup de peinture, achat de quelques meubles et matériel. Premiers essais: les savons! La première fournée, moulée dans des culs de bouteilles en plastique, n'a pas fière allure. Mais finalement après un peu d'entraînement, je diversifie les formes, les couleurs et les textures... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-7459352469462493056?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/7459352469462493056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/le-laboratoire.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7459352469462493056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7459352469462493056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/le-laboratoire.html' title='Le laboratoire'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-5794158644346500481</id><published>2009-04-23T22:36:00.006-04:00</published><updated>2010-03-23T23:09:55.261-04:00</updated><title type='text'>Le Pilcomayo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Pilcomayo (la rivière qui borde Villamontes) est presque à sec à certaines périodes de l'année, et à d'autres il tourbillonne et gronde. En ce moment il est plein, et charrie des tonnes de limons qui lui donnent sa couleur terreuse. Les poissons arrivent et la saison de la pêche va bientôt commencer. Un chauffeur de taxi m'a conseillé "un sabalo a la parilla con vino blanco Kohlberg" (un sabalo grillé avec du vin blanc Kohlberg). Le poisson de rivière est très apprécié en Bolivie, car la mer est loin... &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Avec Christine et sa famille, nous sommes allés y faire un petit tour. C'était très agréable, mais des petites mouches jaunes piqueuses commencent à arriver (les "mariguis"). Elles à peine deux millimètres de long mais laissent une grosse piqûre avec un point rouge au centre. Chez certaines personnes ça démange à ne plus pouvoir dormir (heureusement moi ça va, héhé).&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-5794158644346500481?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/5794158644346500481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/le-pilcomayo.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5794158644346500481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/5794158644346500481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/le-pilcomayo.html' title='Le Pilcomayo'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-2113292544379011932</id><published>2009-04-13T20:26:00.003-04:00</published><updated>2010-02-07T12:59:25.961-04:00</updated><title type='text'>Mon chat Mici</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et oui, j'ai un chat. Je vous raconte...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sara adore les animaux, ç'en est presque trop, mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime! Elle s'emeut du moindre chien galeux de l'Isoso, et du moindre chat crotté de Santa Cruz. Alors quand un beau petit chat noir et blanc s'est mis à miauler à la porte du bureau, elle n'a pas résisté et lui a ouvert pour lui donner un peu à manger et à boire... Le chat ronronne, fait des câlins, ça y est c'est trop tard elle n'aura jamais le coeur de le remettre dehors au milieu de la concrete jungle et des 4X4 de la ville. Que faire de lui? On le garde au bureau? Impossible, on en héberge déjà un qu'elle avait trouvé au fond de son jardin à Charagua!! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors voilà, dans ma grande bonté, je me suis dévouée et j'ai fait le voyage en bus vers Villamontes (8h) avec un chat dans un sac qui n'arrêtait pas de miauler et qui a chié partout.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_iGaj4XWrl4U/SePkHV8X6JI/AAAAAAAAAFk/R2Ju7vuXdjc/s1600-h/P1050214.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bon finalement, pour un chat trouvé (qui s'est avéré être une femelle très fertile), je suis plutôt satisfaite. Au début terrorisée par tous les autres humains que moi, elle a fini par se détendre et prendre possession des lieux. Maintenant elle chasse les cafards, elle est très câline et pas chiante et s'occupe très bien d'elle-même quand je pars une semaine pour le travail. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-2113292544379011932?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/2113292544379011932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/mon-chat-mici.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/2113292544379011932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/2113292544379011932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/04/mon-chat-mici.html' title='Mon chat Mici'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-65616634432664673</id><published>2009-03-31T08:46:00.007-04:00</published><updated>2010-02-07T12:59:03.819-04:00</updated><title type='text'>L'équipe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mon équipe (AMAC2, que nous avons rebaptisée Ayumbi, nom d'un petit oiseau) est composée de 4 coopérants répartis dans le Chaco: Christine Peltre, française mariée à un bolivien et mère d'un petit bébé de 7 mois, chargée du renforcement organisationnel de nos bénéficiaires; Dominique Hubin, belge marié à une périvuenne et père de 3 enfants, chargé du conseil en techniques agricoles; Sara Vaianella, italienne chargée du renforcement en comptabilité et administration, et moi, chargée du conseil en techniques de transformations alimentaires. Christine et moi vivons à Villamontes, Dominique à Yacuiba et Sara a Charagua. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'équipe AMAC4 nous appuie depuis Santa Cruz: Pierre Laviolette, belge marié à une bolivienne et père de 3 enfants, conseiller en méthodologie de travail, et Eric Dechamp, belge marié à une argentine et père de 5 enfants, spécialiste des questions environnementales et des technologies appropriées. &lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, 3 autres personnes travaillent avec nous: Gloria Cuellar l'administratrice, David Taborga le comptable, et bien sûr Jan De Waegemaeker le coordinateur de tout ce petit monde (en plus d'autres équipes qui travaillent sur des thématiques différentes). &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-65616634432664673?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/65616634432664673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/03/lequipe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/65616634432664673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/65616634432664673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/03/lequipe.html' title='L&apos;équipe'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-6851387844999294653</id><published>2009-03-15T15:43:00.001-04:00</published><updated>2010-02-06T16:09:56.187-04:00</updated><title type='text'>L'Isoso: paysages typiques, macro et microbêtes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Chaco est une zone tropicale sèche étendue sur trois pays, l'Argentine, le Paraguay et la Bolivie. Elle constitue la plus grande forêt sèche du monde et se trouve à la latitude des grands déserts. L'Isoso est une partie du Chaco bolivien qui compte environ 60 000 ha. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est là, dans ce désert boisé, que vivent les Guaranis isoceños (= de l'Isoso). Regroupés en communautés le long du fleuve Parapeti, ils vivent du bétail (chèvres, vaches et cochons) et ils gratouillent la terre (riz, maïs et qq légumes). L'isolement, le manque d'eau, d'électricité, de routes et de maisons en dur en fait une des régions les plus pauvres de Bolivie. Dans la majorités des familles, les hommes partent à l'extérieur presque 6 mois par an récolter la canne à sucre pour gagner leur vie, laissant les femmes s'occuper des enfants. Ce sont ces femmes qui se sont regroupées pour former la CIMCI (explication dans un article plus haut). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Isoso aussi un réservoir fabuleux de petits et grands mammifères, insectes, oiseaux, reptiles en tous genres, ainsi que de plantes picantes, griffantes, grasses, sèches, envahissantes, exhubérantes, aux fleurs toujours très colorées. Quelques clichés de cet endroit particulier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-6851387844999294653?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/6851387844999294653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/03/lisoso-paysages-typiques-macro-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6851387844999294653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/6851387844999294653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/03/lisoso-paysages-typiques-macro-et.html' title='L&apos;Isoso: paysages typiques, macro et microbêtes'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2613957943436684852.post-7199209247864339708</id><published>2009-03-03T20:01:00.000-04:00</published><updated>2010-02-07T12:59:37.108-04:00</updated><title type='text'>Villamontes, ma ville</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_iGaj4XWrl4U/SdF3KkXgXvI/AAAAAAAAAAc/PtZPFKZSMsI/s1600-h/P1050139.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_iGaj4XWrl4U/SdF3KEwVgjI/AAAAAAAAAAU/aHXXGCNjeQc/s1600-h/P1050134.JPG"&gt;&lt;/a&gt;Bienvenue à Villamontes, la ville la plus chaude de Bolivie (en température, pas en night fever)! Ici la température atteint presque les 50°C en été, et la pluie est une rareté agréable. Située sur la route entre Santa Cruz et l'Argentine, en plein Chaco boliviano, elle se trouve au pied des montagnes vertes du parc Aguarague, sur les bords du rio Pilcomayo.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autrefois minuscule, elle s'est transformée en point stratégique militaire et s'est développée lors de la guerre du Chaco que se livraient la Bolivie et le Paraguay. Grâce à l'héroïsme légendaire des habitants, l'armée paraguayenne a été stoppée et la Bolivie n'a pas perdu tout son territoire. Une statue de style soviétique et une avenue s'appelle depuis "Heroes del Chaco", et un musée retrace cette époque de l'histoire. La ville est ensuite devenue riche grâce à la découverte de gaz dans les sous-sols environnants. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Heureusement, elle est quand même connue pour une chose sympa: son poisson, le sabalo, exporté dans tout le pays, qui afflue dans le Pilcomayo à partir d'avril-mai. Une statue écailleuse a été érigée en son honneur, et tous les ans s'organise la feria de la pesca (foire de la pêche). Il est particulièrement délicieux cuit au barbec avec un vin blanc de la région (vin de Tarija). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le côté farwest des habitants et la chaleur insupportable font de Villamontes une ville TRES paisible, qui respecte l'heure de la sieste comme l'un des dix commandements. &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2613957943436684852-7199209247864339708?l=capsenbolivie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/feeds/7199209247864339708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/03/ma-maison-villamontes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7199209247864339708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2613957943436684852/posts/default/7199209247864339708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://capsenbolivie.blogspot.com/2009/03/ma-maison-villamontes.html' title='Villamontes, ma ville'/><author><name>Capsenbolivie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03484470767121487968</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
